Sur les îles de la SCIRBI

Situé au milieu du Saint-Laurent à Berthierville, le site de la Société de conservation, d’interprétation et de recherche de Berthier et ses îles (SCIRBI) a pour mission de faire découvrir l’écosystème unique du fleuve et de ses milieux naturels. Avec le printemps qui revient, ses sentiers, totalisant 10 kilomètres, représentent l’endroit idéal pour observer les multiples espèces animales qui sortent de leur torpeur hivernale. Vous y ferez d’étonnantes rencontres…

 

Je dois vous l’avouer d’emblée, j’ai un gros faible pour ce parc depuis bien longtemps. Je le fréquente régulièrement pour sillonner ses sentiers où le calme et la diversité des paysages sont rois. Seuls les chants des nombreux oiseaux qu’on y retrouve viennent troubler la quiétude des lieux.

Les sentiers de la SCIRBI s’étendent sur deux îles. La première, l’île de la Commune, était l’endroit où les paysans faisaient paître leurs animaux dès le XVIIe siècle sous le régime seigneurial. Puisqu’il s’agit d’une île, il n’y avait pas de clôture à construire, les animaux pouvant s’y nourrir sans s’échapper. De nos jours, ces terres servent encore au pâturage et à la culture des céréales. En 1985, la SCIRBI est devenue locataire de cette île et de sa voisine, l’île du Milieu et s’assure de mettre en valeur leur faune et leur flore diversifiées.

Les îles de la SCIRBI représentent la porte d’entrée de la réserve de biosphère du lac Saint-Pierre. En se baladant dans les sentiers, je traverse différents milieux naturels incroyablement vivants. Dès mon entrée sur le site, je débute toujours en observant le marais à ma gauche ou plutôt ce qu’on appelle l’herbier aquatique, où l’on retrouve plusieurs espèces de sauvagines et d’oiseaux aquatiques. Ici, vous l’aurez deviné, les ornithologues amateurs sont comblés.

Je continue sur le chemin des trois tours qui longe la prairie. Comme son nom l’indique, on y trouve trois miradors pour mieux admirer la vue. Des aires de pique-nique y sont aussi aménagées. Partout dans le parc, on a installé des nichoirs et des mangeoires qui feront la joie des photographes animaliers ou des simples observateurs mais ici, à l’orée des champs, j’ai déjà été spectatrice d’une petite «murmuration», terme anglais bien connu des connaisseurs, qui correspond à ce phénomène naturelle où un nuage composé de centaines d’oiseaux se met à virevolter au-dessus des arbres. Impressionnant!

J’emprunte ensuite le chemin du barrage et le sentier des marécages. Ici, ça grouille de vie! Mammifères, amphibiens, reptiles, oiseaux, il faut garder les yeux bien ouverts pour ne rien manquer du spectacle qui se déroule souvent bien près de nous. Des passerelles de bois permettent de passer d’une île à l’autre pour mieux découvrir les milieux humides du site.

 

Les sentiers sont facilement accessibles tout au long de l’année, conviennent pour tous les âges et toutes les conditions physiques et sont entièrement gratuits. Les chiens en laisse sont permis. En hiver, des sentiers supplémentaires sont aménagés pour la pratique du ski de randonnée et de la raquette. Même pendant la saison froide, il existe un réseau de mangeoires bien entretenues. Peu importe la saison, la promenade dans cet espace unique plaira à tous les amants de la nature et convaincra même les tout-petits de l’importance de préserver l’environnement.

Crédits photos : Annabelle Fréchette et Nathalie Rondeau

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