Le parc régional de la Chute-à-Bull en couleurs et en photos



C’est le temps des couleurs et la fenêtre n’est pas très grande pour capturer en photo le plus beau moment de l’automne. Pour le faire, je voulais trouver des points de vue dans Lanaudière que je ne connaissais pas encore. Ma recherche m’a permis de découvrir que le parc régional de la Chute-à-Bull, le sentier de la Swaggin ainsi que le sentier du Contrefort dans la Forêt Ouareau offraient tous des points de vues permettant d’observer la canopée de nos arbres colorés.  Bien que les trois endroits soient relativement près l’un de l’autre, je me doutais bien que je ne pourrais pas tous les visiter. Comme premier arrêt, j’ai choisi d’explorer le parc qui offre le spectacle d’une chute majestueuse en plus de celui des couleurs.


Les sentiers du parc régional de la Chute-à-Bull

Le parc est entretenu à l’année et des frais d’accès minimes sont exigés pour les non-résidents. Les sentiers sont clairement identifiés, ils sont faciles et il est possible de choisir plusieurs petites boucles. C’est donc un endroit idéal pour marcher avec de jeunes enfants. Il y a de nombreux panneaux d’interprétation sur la flore, mais aussi sur l’histoire de la drave qui s’y pratiquait il y a plusieurs années. C’est très intéressant de pouvoir s’imaginer comment cela se vivait à l’époque. D’ailleurs, les refuges ont été construits, en partie, dans le but de remettre leur occupant dans le mode de vie des travailleurs.




Vers la chute

Je me suis dirigé tout d’abord vers la chute. Haute de près de 20 mètres, elle est très impressionnante. Le sentier de la chute nous mène d’abord à son sommet. On remarque alors deux choses : un très beau point de vue et une construction colossale en bois qui nous permet de dévaler les centaines de marches jusqu’au pied de la chute. Pour les photographes qui aiment les expositions longues, vous pourrez vous amuser à souhait. J’y ai d’ailleurs passé beaucoup de temps.




























Vers le belvédère

Deuxième arrêt obligatoire au parc : le belvédère. Pour s’y rendre à partir de la chute, c’est moins de 1,5 km qu’il faut parcourir. Le dénivelé, sur un demi-kilomètre, se fait relativement bien. Un enfant qui aime la marche pourrait facilement s’y rendre. On marche au pied de plusieurs espèces d’arbres grandioses dont plusieurs sont centenaires. Des panneaux d’interprétation nous rappellent leur nom. Tout en haut, le point de vue est très dégagé. C’est l’endroit idéal pour réaliser des photos panoramiques.



















Y passer la nuit.   

Des photographes qui voudraient être sur place dès le lever du soleil pourraient choisir de réserver le refuge du Belvédère à deux pas du point de vue. La terrasse du refuge offre aussi une vue splendide de la région. Il y a trois refuges et deux terrains de camping sur place qu’il est possible de louer à cette adresse. Les plus aventuriers pourraient se créer un itinéraire de longue randonnée s’étalant même sur plusieurs jours. Le parc est relié au Sentier national. Il est possible de rejoindre le sentier de la Swaggin, ou encore, de se rendre chez Roger l’Ermite pour profiter de ses chalets écologiques tout à fait uniques. L’hiver le sentier du club de raquette Saint-Côme est également relié au parc.   




Quelques oiseaux

Je ne pourrais passer sous silence une autre de mes passions, l’ornithologie. La photo et l’ornithologie m’auront finalement fait passer toute la journée au parc. Il n’y avait pas une grande variété d’espèces, mais beaucoup d’individus et des espèces en migration que je vois rarement. Je revoyais pour la première fois depuis la dernière neige les Tarins des pins. Les Juncos ardoisés et les Sitelles à poitrine rousse étaient partout. Le très furtif Bruant fauve, qui ne passe que quelques jours par année sous nos latitudes lors de ses migrations, était aussi présent. Juste avant de quitter, pendant que j’observais des Roitelets à couronnes dorés et imitais le chant de la mésange, un Épervier Brun est littéralement venu me voir en me contournant à la hauteur de mes yeux à moins de 10 pieds. En s’éloignant, il a continué à me regarder en se tournant la tête. Peut-être voulait-il dévorer cette mésange au chant maladroit!



Partie remise pour les autres secteurs de Lanaudière 

J’ai donc ramené de très beaux souvenirs du parc régional de la Chute-à-Bull. Il m’a retenu si longtemps que je n’ai pas eu le temps de faire les autres sentiers à proximité. Ce n’est que partie remise. Il y a tellement de beaux parcs et de belles randonnées à faire dans Lanaudière!


La liste des oiseaux observés au parc cette journée-là :  sur eBird.

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